La citation virale sur le Net de Friedrich Nietzsche (1844 – 1900) sur le suicide

« La pensée du suicide est une puissante consolation. Elle aide à bien passer plus d’une mauvaise nuit. »

Cette citation, extraite de l’ouvrage « Par-delà le bien et le mal. Prélude d’une philosophie de l’avenir  » (1886) de Friedrich Nietzsche est virale sur l’Internet. Qui est Nietzsche ? Et quel est le contexte de de la citation précédemment évoquée ?

Friedrich Nietsche, à 17 ans

Génie, probablement surdoué et hypersensible (?), Friedrich Nietzsche fût un compositeur, improvisateur, philosophe, critique, poète, écrivain, dont certains écrits ont profondément marqué le monde occidental.


Né en Prusse d’un père pasteur évangélique, précepteur de membres de la famille royale de Prusse, qui souffrit de « maux de tête violents » jusqu’à sa mort soudaine suivie de celle du petit frère de Friedrich quand ce dernier est âgé de 4 ans. Le philosophe grandit avec sa mère (elle-même fille de pasteur) et sa sœur cadette.

Poète, compositeur et dramaturge à 9 ans, élève brillant à 14 ans, il s’interroge sur la nature de Dieu et la Trinité (« Dieu le père, le fils et le diable ») à 15 ans, rédige des récits philosophiques et est nommé à 24 ans à la chaire de philologie classique de l’Université de Bâle. Problèmes de santé physiques et psychiques le font démissionner. Dépressions, crises de paralysie, effondrement cérébral jusqu’à l’état végétatif (dès 1892) avant sa mort à 56 ans. Nietzsche, aura refusé de succomber à l’antisémitisme (sa sœur épouse un activiste antisémite), à la religiosité (sa mère l’accusera d’avoir tué le Christ). Entre fuite apeurée pour sortir d’une maison de prostitution où on l’avait invité, et crises de larmes en public pour la souffrance d’un cheval de calèche maltraité, entre autres incidents de vie, éprouvé, Friedrich Nietzsche commentera lui-même à 40 ans, ses écrits :

« je frémis à la pensée de tout l’injuste et l’inadéquat qui un jour ou l’autre se réclamera de mon autorité »

Extrait de Lettre à Mawilda von Meysenburg, juin 1884

A la lecture de l’histoire de Friedrich Nietzsche, en prenant connaissance de certains de ses écrits, la citation virale sur le net précédemment citée au début de cet article porterait aussi à se pencher sur le mot « consolation » :


« La pensée du suicide est une puissante consolation. Elle aide à bien passer plus d’une mauvaise nuit. »

Ne faudrait-il pas être dans une souffrance et une solitude insupportables pour chercher une consolation dans le fait d’envisager de se tuer nuit après nuit ?

Extrait

« Le promis de la vérité – toi ? ricanèrent-ils
non ! rien qu’un poète ! »

Friedrich NietzscheDithyrambes de Dionysos


Sources
Janz, Curt Paul., Nietzsche : biographie, Gallimard, 1984
http://coursdepianobourges.blogspot.com/2021/04/nietzsche-et-la-musique.html
https://lesbelleslettresblog.com/2019/05/22/nietzsche-le-poete-une-edition-complete-inedite
Photo Domaine public https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche




Les innovations technologiques et la notion de santé en Afrique – Le focus de AfricaDOers – Le 29 mai – 19H00

Toute la journée du 29 mai 2021, pendant un marathon de plus de 14 heures, le média multiprimé Tropics Magazine de Venicia Guinot en collaboration avec aFreeKam, Kongo Kafe, AfriCulturelle, Kamita (depuis l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Sénégal, le Maroc, Madagascar…), se sont associés pour évoquer les grands enjeux du continent à l’occasion du African Day. C’est le #SummitAfricanDOers.
Energie, mine et gaz, arts et culture, sports et télécommunications, stem, game et technologies, banque et finances, transport et logistique, santé… Des centaines de personnalités pour un panel et des focus sur la pratique du terrain non stop sur toute une journée.

A noter, le focus sur la santé et la prévention du mal-être avec la thématique « Les innovations technologiques face aux systèmes de santé (mentale) en Afrique ». Animé par Patricia Monthe (MEDx eHealth Center). Avec pour invités Ghislaine Tchamkam, ingénieur en aéronautique & spécialiste de la gestion du stress et Christina Goh (Initiative Ut Fortis).

Extrait.

En savoir plus sur les ressources disponibles sur divers sites spécialisés en cas de besoin : Liens.
Cliquez pour en savoir plus – Facebook AfricaDOers.

Prévention du suicide. L’exemple du Japon

Ils sont nombreux à envisager le suicide comme un acte de courage et à prendre en exemple, et sans en connaître la complexité, certaines traditions séculaires comme celle du Seppuku (rituel du suicide du Samouraï, rituel officiellement abandonné par les Japonais en 1868), pour être réticents à la prévention. Mais vu du Japon, des survivants, des chercheurs, qu’en est-il de la prévention du suicide et comment cela est-il perçu selon les travaux diffusés ?

Les propos qui suivent sont extraits du document Suicide prevention strategies in Japan: A 15-year review (1998–2013). Journal of public health policy de Takeshima, Tadashi & Yamauchi, Takashi & Inagaki, Masatoshi & Kodaka, Manami & Matsumoto, Toshihiko & Kawano, Kenji & Katsumata, Yotaro & Fujimori, Maiko & Hisanaga-Probst, Ayaka & Takahashi, Yoshitomo

« Le taux de suicide au Japon a été alarmant, mais le Japon a fait des efforts considérables pour réduire ce taux, en faisant de la prévention une grande priorité. Ce rapport passe en revue les étapes de développement d’une politique globale de prévention du suicide au Japon de 1998 à 2013. Notre examen suggère que les activités de prévention du suicide ont été facilitées par le Basic Act pour la prévention du suicide de 2006 et les Principes généraux de la politique de prévention du suicide de 2007. Les taux de suicide au Japon, en particulier chez les hommes d’âge moyen, ont diminué de manière constante après 2009, ce qui suggère que ces initiatives ont été efficaces. »

Le Basic Act est crée et renforcé en 2006.

« L’objectif de la Loi fondamentale était de prévenir le suicide et de fournir un soutien aux survivants du suicide… Ses principes de base étaient les suivants :
– les activités de prévention du suicide doivent être examinées en tenant compte de la complexité des facteurs liés au suicide et être soutenues par l’ensemble de la société ;
– les efforts de prévention du suicide doivent être fondés sur le contexte social du suicide et ne pas être rejetés comme un simple problème de santé mentale ;
– les activités de prévention du suicide doivent inclure la prévention, l’intervention et la postvention (une intervention qui implique la fourniture d’un soutien aux membres de la famille et aux autres personnes affectés par un comportement suicidaire)
– et la prévention du suicide doit être menée efficacement avec l’étroite coopération du gouvernement central, des gouvernements locaux, des institutions médicales, des lieux de travail, des écoles et des organisations non gouvernementales (ONG). »

À notre connaissance, en 2006, le Japon est devenu le premier pays à adopter une loi créant spécifiquement une politique complète de politique de prévention du suicide.

Source Takeshima, Tadashi & Yamauchi, Takashi & Inagaki, Masatoshi & Kodaka, Manami & Matsumoto, Toshihiko & Kawano, Kenji & Katsumata, Yotaro & Fujimori, Maiko & Hisanaga-Probst, Ayaka & Takahashi, Yoshitomo. (2014). Suicide prevention strategies in Japan: A 15-year review (1998–2013). Journal of public health policy. 36. 10.1057/jphp.2014.42.

Des progrès en matière de prévention, mais des défis majeurs restent à relever

Source Japan turning a corner in suicide prevention / Organisation Mondiale de la Santé

Les investissements dans la prévention du suicide à l’échelle nationale semblent porter leurs fruits. En 2012, le nombre de suicides au Japon est passé sous la barre des 30 000 pour la première fois depuis 1998, une tendance progressive qui a débuté en 2009.

« Au départ, nous avons pensé que ce n’était que temporaire, une bavure« , explique le Dr Tadashi Takeshima, directeur du Centre japonais de prévention du suicide à l’Institut national de la santé mentale. « Mais en 2013, nous avons constaté une nouvelle baisse des chiffres ».

Les taux de suicide chez les hommes d’âge moyen et les personnes âgées sont en baisse. Ces baisses ont été observées dans de nombreuses localités, y compris dans les zones urbaines.

Malgré les progrès, le taux de suicide chez les jeunes au Japon reste élevé, reflétant une tendance observée dans d’autres pays du monde. Chez les jeunes de 15 à 29 ans, le suicide est la deuxième cause de décès dans le monde, selon un nouveau rapport de l’OMS.

« Nous sommes en retard dans les activités de prévention du suicide pour la jeune génération », note le Dr Takeshima. « Nous devons renforcer le soutien aux jeunes en améliorant leur environnement éducatif et professionnel. »

Source Japan turning a corner in suicide prevention / Organisation Mondiale de la Santé

Au cours du 1er trimestre 2021, un ministère de la solitude et de l’isolement a été crée au Japon. Source : https://www.japantimes.co.jp/news/2021/02/12/national/loneliness-isolation-minister.
Un modèle qui pourrait être adapté ailleurs et qui souligne à quel point la prévention du suicide est un problème de santé publique à envisager de manière intersectorielle et globale.

« …La prévention du suicide, ce n’est pas porter atteinte à la liberté d’autrui, c’est simplement lui témoigner que sa vie a de l’importance. »

Source https://www.cairn.info/revue-jusqu-a-la-mort-accompagner-la-vie-2013-4-page-5.htm

Le fantasme nuisible – Article

Le suicide de Roméo et Juliette, celui d’Anna Karénine, héros et héroïnes romantiques ultimes de nos ouvrages… Au cinéma, Thelma et Louise sont des reines… Dans le réel, les drames vécus par Ian Curtis ou Kurt Cobain (1)… Ces suicidés sont devenus des mythes. Vivre… Intensément et choisir d’y mettre fin. Personnalités tourmentées, projections de nos non-dits, émotions intimes, dont le « happy end » se résume en une expression clé : avoir eu le dernier mot…
Et l’éternité.

Ces histoires imprègnent l’imaginaire, sont devenues partie intégrante de nos vies, de nos représentations. En littérature, au cinéma, sur Internet, comme dans nos médias d’actualités, s’affichent régulièrement les morts par suicide… Pour ceux qui continuent de vivre, restent la résignation ou le tabou : 
Ne surtout pas parler du suicide et laisser subtilement s’y substituer en lieu et place la notion d’un courage redéfini, celui d’avoir transcendé toute peur pour mettre fin à son calvaire ou au simulacre d’un enfer sur terre. 

Massacre à la tronçonneuse d’une planète en sursis, basculement sociétal, faillites de systèmes et fossé dit insondable des générations, la liste des maux collectifs est longue, que reste-t-il à l’individu du 21ème siècle face à l’apocalypse annoncée ? Peut-être l’illusion de pouvoir mettre fin à tout cela à titre personnel quand il le souhaite… Idée enfouie et parfois assumée de pouvoir se définir comme le maître du jeu au bout du compte ; et un crédo : quand je veux, où je veux. Je ne contrôle pas grand-chose mais ma vie, je suis en mesure de la stopper quand je le souhaite. Dernier espace de liberté intime… 

Ainsi nulle envie ou besoin d’aller plus loin dans l’analyse… Parle-t-on du parachute pendant toute la durée du voyage en avion, évoque-t-on la sortie de secours pendant la séance de cinéma ? Non. On sait où les trouver, c’est suffisant. Presque rassurant… Le suicide, ultime recours… Pensée pernicieuse ?
Oui.

Si l’on considère que celui qui s’est tué a eu le courage que d’autres n’ont pas eu, approuverait-on ou se ferait-on complice de la mise à mort d’un être humain sur simple et unique présomption ? 

Car l’acte suicidaire découle bien d’une présomption (la perspective unique de celui qui veut se suicider et dans quel état ou quelle période particulière se trouve-t-il ? A quelle pression est-il soumis ?), suivie d’une sentence arbitraire (décidée par l’individu) à effet direct : l’exécution du concerné par lui-même. 

Les raisons peuvent être diverses, la souffrance est totale et on est loin de l’image d’une quelconque bravoure : le suicide est la disparition d’un être submergé (2), et reste sommairement l’abrègement de son existence et la fin d’un monde, avec toutes les conséquences et répercussions imprévues que cela implique. 

Peu évoquées, les étapes de dégradations de la personne qui fait une tentative sont traumatisantes pour elle-même et son entourage, que le suicide soit envisagé par noyade, ingestion de pesticide, de médicament, par pendaison, défénestration, avec arme blanche ou à feu. Il ne s’agit pas d’un film ou d’un roman où l’ellipse est reine ou en musique, où le moment est « beau », où le maquillage et le costume du théâtre restent préservés pour la représentation suivante… Le corps, le mental, c’est l’être tout entier qui est déconstruit, torturé, détérioré, de l’idée jusqu’à la mort, avant et pendant la crise suicidaire (3). 

Ceux qui ont eu le malheur d’essayer vous le diront : le suicide n’est pas un jeu, ni une théorie philosophique, encore moins un absolu. 

Quant aux sombres et complexes phases sur le moyen et long terme (états dépressifs, révulsions, supplice, émotions et corps incontrôlables, dissociations) qui mènent au passage à l’acte et à la perte des fluides de toutes sortes… Ils n’ont jamais laissé aucune chance à ladite maîtrise des choses si souvent sublimée mentionnée au début de cet article. Le désespoir n’est-il pas un abîme ? Il s’agit de ne pas s’y enfoncer, il n’y a pas de GPS. 

Chaque existence est unique, à l’image des empreintes au creux de nos mains, c’est peut-être une des données les plus significatives ; ainsi qui pourra témoigner du sentiment réel final du mort ? Ce qu’il pensait du suicide avant l’acte reste-t-il inchangé suite à son changement brutal de situation et peut-être de perspective au moment de passer dans un autre monde ?
La question reste posée.

Or « L’esprit, comme la nature, a horreur du vide. Dans le vide, la nature met l’amour ; l’esprit, souvent, y met la haine. » (4), citation du très inspiré Victor Hugo.
La haine de sa vie, de sa situation, comble-t-elle à ce point les vides ? Ainsi se transmettrait pour le plus grand nombre, le fantasme d’un salut suicidaire, et perdurerait l’illusion, celle qui rend complice de la détresse… 

Tant que cela est encore possible, nous aimerons-nous et nous respecterons nous vivants ? 

Christina Goh
Initiatrice du site Ut Fortis

(1) https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurobiologie/20-ans-stars-du-rock8230-et-suicides-2542.php
(2) https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-03/anesm-agees-souffrance_physique_chapitre_4.pdf
(3) https://www.infosuicide.org/guide/la-crise-suicidaire 
(4) Citation de (3) Victor Hugo extraite de L’Homme qui rit (1869)

(Image) : Roméo et Juliette – La Scène du tombeau, par Joseph Wright of Derby (1790).

La notion de santé et nos secrets (les indices de l’étymologie latine)

« Car vous me permettez, Nastenka, de faire mon récit à la troisième personne parce qu’à la première j’aurais terriblement honte. » Les Nuits blanches de Dostoïevski (1).

Dans ce court passage où le héros de l’ouvrage s’épanche, est évoqué l’espace d’un instant, le fait de faire semblant d’être un « il » (la troisième personne) pour mieux se confier… Qui est ce « il » ?
Peut-être celui qu’on pense vraiment être. Et de quoi-a-t-on honte ? De son état réel ?
Tout serait-il là ? Le secret de la situation de individu. Une société où la santé envisagée communément semble une évidence ou un salut : santé physique, financière, sociale, santé mentale… « Quand la santé va, tout va », « à votre santé ! »… 
Si tant repose sur la santé au point que le langage le reflète à ce point, remonter à la racine latine permettrait-il de mieux comprendre ?

Le mot santé vient du latin sanitas et salvus.
Dans « La santé et la vie » de André Pichot (2), chercheur en histoire des sciences, les variations étymologiques du mot « santé » exposées par l’auteur sont parlantes :
« En latin, sanitas signifie « santé du corps », mais aussi « santé de l’esprit, raison, bon sens… Et, si « sain d’esprit » équivaut à « raisonnable », « la santé pourrait être au corps ce que la raison est à l’esprit ».Mais qui définit donc ce qui est « raisonnable » ?
Certains s’y sont essayés au niveau mondial.

Les partisans de l’éugénisme au milieu du 20ème siècle sont parmi leur nombre. Avec zèle, Hitler en tête, ils militaient pour une « bonne santé » et une sélection pure, dans tous les sens du terme, privilégiant les êtres « indemnes de nombreuses affections graves » (3) pour préserver au mieux l’espèce humaine selon leurs critères. S’en est suivi une euthanasie sauvage et l’exécution de milliers, à commencer par les malades et handicapés mentaux. Faire du sport, manger sain et pas-le- temps-de-déprimer-sur-le-futur pour les plus jeunes, les jeunesses hithlériennes occupaient mais pour des raisons trop obscures…

Un peu plus d’un siècle plus tard, où en est-on ?

Faire du sport, manger sain, et être libre de déprimer… Ou pas.
Pour aller mieux, certains ont choisi l’option de développer leur religiosité. Et nous rejoignons en étymologie le deuxième mot latin d’où est issu le terme « santé » : Salus ou salvus « qui signifie d’abord « entier, intact », mais aussi « sain, en bonne santé », ainsi que « salut »… Le salut. Tellement obsessionnel ou désiré qu’il est devenu une expression d’introduction commune : « Salut, tu vas bien ! »…
Pourtant la plupart des religions, qui prônent un salut, nous ramènent à la considération d’autrui. Un exemple avec celle du Christianisme : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le texte ici nous renvoie à l’autre…
Retour au « il » pour mieux comprendre « je ».
Merci Dostoïevski, romancier de son empire. L’art de l’écriture…


Serait-ce donc que l’art est partie prenante d’une meilleure santé ?

Courbe du coeur. Cardiogramme.

Là encore l’étymologie latine donne une piste. Simplement se rappeler de « Sanitus », qui a donné « santé » en français… En anglais, le terme a dérivé en « sanity » (santé mentale, jugement sain) mais aussi, « soundness » (santé, solidité, solvabilité), « sound » (sain, solide, bien portant).
Sound, qui veut aussi dire son ! Le son étant une vibration d’onde matérielle (4)… Qui pourrait nier que cette planète terre est remplie de vibrations, à commencer par celles émises par le cœur qui bat dans la poitrine que vérifie méticuleusement le médecin ? Et pour le commun des mortels, nul besoin d’être entendant pour sentir son pouls !
Dans le roman « Les Nuits blanches », cité au début de cet article, le héros terriblement seul peut s’épancher et parler de lui à la troisième personne à Nastenka parce qu’ils s’écoutent dans leurs différences un instant… Pour tenir.

Et si la santé, c’était d’abord d’être à l’écoute ?
Ecoute de son propre corps mais aussi écoute de l’autre, du monde… Pouvoir parler sincèrement avec autrui.
 Un bon point de départ pour aller un peu mieux ?

Christina Goh

Références
1. Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821 – 1881), romancier russe.
2. André Pichot, « La santé et la vie », Philosophia Scientiæ [En ligne], 12-2 | 2008, mis en ligne le 01 octobre 2011, consulté le 21 août 2019. http://journals.openedition.org/philosophiascientiae/101 ; DOI : 10.4000/philosophiascientiae.101 
3. Définition de l’eugénisme par le Conseil d’Etat –Source https://www.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sante-2012-4-page-65.htm
4. Définition du son par le Larousse.